Le 19 janvier 2023, la présidence du Congo, dirigée par Félix Tshisekedi, a officialisé les conditions d’un accord minier d’envergure avec les Émirats arabes unis. Cette démarche s’est inscrite dans un contexte de rapprochement diplomatique entre le président congolais et le dirigeant émirati Mohammed bin Zayed al‑Nahyan.
L’objectif principal de l’accord était d’étudier le potentiel d’une douzaine de permis miniers jugés stratégiques pour l’extraction d’or. La coopération visait à mettre en commun les compétences techniques et financières des deux parties afin d’évaluer la rentabilité et les exigences environnementales de ces sites.
Avant même la formalisation de cet accord, les deux pays avaient déjà créé une structure commune : la joint‑venture congolo‑émiratie Primera Gold SA. Cette société a été constituée en décembre 2022, avec un capital majoritairement détenu par les Émirats (55 %). Son mandat consistait à préparer le terrain pour l’extraction d’or, en définissant les procédures opérationnelles et en recherchant les partenaires techniques nécessaires.
La création de Primera Gold SA a ainsi marqué la première étape concrète de la coopération minière entre le Congo et les Émirats. Elle a permis d’entamer des études préliminaires sur les zones ciblées, tout en offrant aux investisseurs émiratis un cadre juridique sécurisé pour leurs futures opérations.
Le partenariat a également renforcé les liens politiques entre les deux États. En effet, le rapprochement entre Félix Tshisekedi et Mohammed bin Zayed al‑Nahyan s’est traduit par des échanges de haut niveau, des visites officielles et la signature de plusieurs accords de coopération dans d’autres secteurs, comme l’énergie et les infrastructures.
En résumé, l’accord de janvier 2023 a posé les bases d’une alliance minière sans précédent, portée par la joint‑venture Primera Gold SA, dont le capital majoritaire émirati témoigne de l’engagement des Émirats arabes unis à soutenir le développement du secteur aurifère congolais.
