Dans une tribune publiée le 8 juillet 2026, les trois auteurs – Évangeline Masukani, Daniel Musendela et Nathan Kivulani – estiment que la rencontre bilatérale entre le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) et les dirigeants de Giesecke+Devrient (G+D) dépasse le simple cadre d’un accord commercial. Ils considèrent qu’elle s’inscrit dans une réflexion stratégique profonde sur l’avenir du système monétaire congolais, à un moment où les banques centrales du monde entier sont confrontées à une transformation majeure des moyens de paiement.
Le fait principal rapporté indique que le gouverneur de la BCC a reçu les représentants de G+D pour discuter d’une nouvelle phase de coopération. Au cours de cet entretien, les deux parties ont évoqué la nécessité d’accélérer la transition du Congo vers des solutions monétaires plus résilientes et plus sécurisées, en s’appuyant sur les compétences techniques de G+D en matière de conception et de production de billets de banque.
L’auteur souligne que la collaboration entre la BCC et G+D ne date pas d’hier. Depuis les années 1970, Giesecke+Devrient accompagne la Banque Centrale du Congo dans la conception et la production de ses billets de banque. Cette relation, qui a traversé plusieurs décennies d’évolution économique et de changements politiques, repose sur la continuité, la confiance et une connaissance mutuelle des exigences monétaires du pays.
Dans le contexte mondial, les auteurs considèrent que la réunion s’inscrit dans une dynamique plus large. De nombreuses banques centrales réévaluent leurs systèmes de paiement pour intégrer des technologies numériques, réduire les coûts de production et renforcer la lutte contre la contrefaçon. La BCC, consciente de ces enjeux, cherche à tirer parti de l’expertise de G+D pour moderniser son cadre monétaire tout en préservant la souveraineté de la monnaie congolaise.
L’auteur estime que ce partenariat, renforcé par plusieurs décennies d’expérience commune, peut offrir au Congo un levier essentiel pour améliorer la disponibilité et la sécurité de ses espèces. En s’appuyant sur les procédés de fabrication avancés de G+D, la BCC pourrait, selon les auteurs, réduire le temps de mise en circulation des nouveaux billets, améliorer les caractéristiques de sécurité et préparer le terrain à d’éventuelles initiatives de numérisation de la monnaie.
Les auteurs considèrent également que la confiance établie depuis les années 1970 constitue un atout majeur. Elle permet d’éviter les incertitudes souvent liées à l’introduction de nouveaux partenaires technologiques dans le domaine sensible de la monnaie. Cette stabilité relationnelle, selon eux, facilite la mise en œuvre rapide de projets ambitieux, tout en assurant une continuité dans la politique monétaire du pays.
En conclusion, les trois auteurs invitent les décideurs congolais à capitaliser sur cette nouvelle impulsion. Ils soulignent que la révolution monétaire amorcée avec Giesecke+Devrient doit s’accompagner d’une réflexion globale sur la digitalisation des paiements, la lutte contre la fraude et l’inclusion financière. Selon eux, la BCC a aujourd’hui l’opportunité de transformer durablement son système monétaire, en s’appuyant sur une collaboration éprouvée et sur les tendances internationales qui redéfinissent le rôle des banques centrales.
