Le 15 décembre 2025, la Direction générale de la dette publique (DGDP) a publié les dernières statistiques relatives à l’endettement de la République démocratique du Congo (RDC). Le rapport officiel montre que l’encours total de la dette publique a atteint 15,52 milliards de dollars américains, dépassant ainsi la barre des 15,5 milliards annoncée précédemment.
Cette somme se compose de deux volets distincts. La part de la dette extérieure s’élève à 9,7 milliards de dollars, ce qui représente 62,71 % du portefeuille total. Le reste, soit 5,7 milliards de dollars, correspond à la dette intérieure, soit 37,29 % de l’encours global.
En termes de ratios, le taux d’endettement public de la RDC a été évalué à 18,86 % du produit intérieur brut (PIB). Le taux d’endettement extérieur, quant à lui, s’établit à 11,83 %. Ces pourcentages restent, selon le rapport, en deçà des seuils généralement retenus comme indicateurs de vulnérabilité excessive, même si aucune valeur de référence précise n’est citée dans le document.
Les auteurs du rapport, Évangeline Masukani, Daniel Musendela et Nathan Kivulani, soulignent que la répartition actuelle de la dette reflète une stratégie de financement mixte, combinant ressources externes et mobilisations internes. Cette approche vise à diversifier les sources de financement et à réduire la dépendance à un seul type d’endettement.
Le contexte économique de la RDC, marqué par des besoins d’infrastructure importants et des programmes de développement social, explique en partie le recours à la dette extérieure. Les projets d’énergie, de transport et de santé, souvent soutenus par des partenaires internationaux, sont financés en grande partie par les 9,7 milliards de dollars de dette extérieure.
Parallèlement, la dette intérieure, qui représente les emprunts contractés auprès de banques locales, d’institutions financières nationales ou de marchés obligataires domestiques, reste un levier essentiel pour financer des initiatives à plus court terme et soutenir la liquidité du système bancaire national.
Le rapport de la DGDP ne mentionne pas de changement de politique budgétaire majeur pour l’année 2026, mais il indique que le suivi de l’évolution de l’endettement restera une priorité afin d’assurer la soutenabilité de la dette à moyen terme.
En outre, les données publiées sont accessibles aux analystes financiers, aux institutions de crédit et aux investisseurs étrangers, qui s’appuient sur ces indicateurs pour évaluer le risque souverain de la RDC. La transparence des chiffres, notamment la ventilation entre dette extérieure et intérieure, contribue à renforcer la confiance des marchés.
Il convient de rappeler que le calcul du taux d’endettement public se base sur le PIB déclaré par les autorités congolaises. Toute variation du PIB, à la hausse ou à la baisse, aurait un impact direct sur le pourcentage d’endettement, même si le montant nominal de la dette resterait inchangé.
Enfin, le communiqué de la DGDP, publié le 31 juillet 2026, précise que les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour optimiser la structure de la dette, réduire les coûts de financement et maintenir les indicateurs d’endettement dans des limites jugées acceptables par les partenaires internationaux.