Ituri : 200 civils libérés après l’action FARDC contre l’ADF

Ituri : 200 civils libérés après l’action FARDC contre l’ADF

Le 29 juin 2026, des groupes armés affiliés aux Forces démocratiques alliées (ADF) ont mené des attaques simultanées contre le carré minier de Pangoyi et le village TP, situés dans la chefferie des Babila Babombi, au territoire de Mambasa, province de l’Ituri, en République démocratique du Congo. Au cours de ces assauts, plus de deux cents civils ont été capturés et emmenés hors de leurs habitations.

Les otages, majoritairement des mineurs artisanaux et des habitants des villages avoisinants, ont été retenus dans des sites miniers reculés. Durant leur détention, plusieurs d’entre eux ont été contraints de travailler dans l’exploitation artisanale de l’or, une activité qui alimente en partie le financement des groupes rebelles. Aucun chiffre précis n’a été communiqué concernant la durée exacte du travail forcé, mais les témoins indiquent que la situation s’est prolongée pendant près d’un mois.

Au début du mois d’août 2026, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé une opération militaire dans la région. Cette offensive visait à reprendre le contrôle des zones minières occupées par les ADF et à libérer les otages retenus. Les troupes de la FARDC, soutenues par des renseignements locaux, ont pénétré les carrés miniers et ont engagé des combats avec les rebelles.

Les combats ont permis aux soldats congolais de sécuriser plusieurs points stratégiques, dont le carré minier de Pangoyi et le village TP. Au terme de l’opération, plus de deux cents civils ont été libérés. Les survivants ont exprimé un soulagement palpable après plusieurs semaines de captivité et de travail forcé. Ils ont été évacués vers des centres de secours où ils ont reçu une assistance médicale et psychologique.

Cette libération marque une étape importante dans la lutte contre les ADF dans l’est du pays. Les forces gouvernementales ont souligné que l’opération avait démontré leur capacité à intervenir rapidement dans des zones difficiles d’accès et à protéger les populations civiles menacées par les groupes armés.

Les autorités locales ont indiqué que les victimes seront prises en charge par les services de santé de la province de l’Ituri. Des équipes de suivi seront déployées pour évaluer les séquelles physiques et psychologiques subies pendant la captivité. Aucun décès n’a été signalé parmi les otages, mais plusieurs ont présenté des signes de fatigue extrême et de malnutrition.

Les ADF, qui opèrent depuis plusieurs années dans la région, continuent de représenter une menace pour la stabilité locale. Leur présence dans les zones minières est liée à la recherche de ressources précieuses, notamment l’or, qui finance leurs activités. Les FARDC ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les opérations de sécurisation des sites miniers et à empêcher de nouveaux enlèvements.

Les habitants de la chefferie des Babila Babombi ont exprimé leur gratitude envers les forces armées pour la libération des otages. Ils ont également appelé à un renforcement de la présence sécuritaire afin d’éviter toute résurgence des attaques. Les chefs traditionnels ont demandé aux autorités nationales de mettre en place des programmes de soutien durable pour les familles affectées.

Dans le sillage de cette opération, les organisations humanitaires présentes dans la région ont intensifié leurs actions de sensibilisation sur les risques liés au travail forcé dans l’exploitation artisanale de l’or. Elles ont rappelé que la communauté internationale doit soutenir les initiatives locales visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à protéger les travailleurs du secteur minier.

Les médias locaux ont couvert l’événement en soulignant le rôle crucial des renseignements communautaires qui ont permis aux FARDC d’identifier les lieux de détention. Cette coopération entre civils et militaires a été présentée comme un modèle de collaboration pour contrer les activités des groupes armés dans les zones rurales.

Les autorités provinciales ont indiqué que des enquêtes seront menées pour identifier les responsables des enlèvements et les membres des ADF impliqués dans le travail forcé. Elles ont également annoncé la mise en place de patrouilles renforcées autour des sites miniers afin de prévenir de futures incursions.

Cette libération, bien que marquant un succès opérationnel, rappelle la vulnérabilité des populations vivant dans les zones minières de l’Ituri. Elle souligne la nécessité d’une approche intégrée combinant sécurité, assistance humanitaire et développement économique pour offrir des alternatives viables aux communautés locales.

Libération des civils à Mambasa, Ituri