Le gouvernement congolais lance le recouvrement de 350 M$ du Fonds de promotion de l’industrie

Le gouvernement congolais lance le recouvrement de 350 M$ du Fonds de promotion de l’industrie

Le 29 juillet 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement amorcé la procédure de recouvrement de près de trois cent cinquante millions de dollars de créances en souffrance du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Cette initiative, annoncée lors de la deuxième réunion stratégique de la commission spéciale chargée du suivi de ces créances, a été portée par la Première ministre, qui a donné les instructions nécessaires pour mettre en œuvre le processus.

Conformément aux directives émises, la priorité a été fixée sur le règlement à l’amiable des dettes. Cette approche vise à encourager les débiteurs à régulariser leur situation sans recourir immédiatement à des mesures coercitives, réservées aux cas où les tentatives de conciliation échoueraient. L’objectif affiché est de récupérer les fonds tout en maintenant un climat de confiance entre l’État et les acteurs économiques concernés.

La commission spéciale, mise en place pour piloter cette opération, a été dirigée par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, qui assure également l’intérim du ministre de l’Industrie. Sous sa conduite, les membres de la commission ont présenté les grandes lignes du plan de recouvrement, détaillant les étapes prévues, les outils juridiques mobilisés et les échéances envisagées.

Dans le cadre de cette stratégie, plusieurs actions concrètes ont été annoncées. D’une part, des notifications officielles seront adressées aux débiteurs identifiés, les invitant à régler leurs obligations dans un délai déterminé. D’autre part, un dispositif de suivi renforcé sera mis en place, incluant la création d’une base de données centralisée permettant de tracer l’évolution des paiements et d’identifier rapidement les cas de non‑conformité.

Le gouvernement a souligné que le succès de ce recouvrement dépendait largement de la coopération des entreprises et des particuliers concernés. En privilégiant le dialogue et la négociation, les autorités espèrent éviter les contentieux longs et coûteux, tout en assurant la disponibilité des ressources financières nécessaires au financement de projets industriels prioritaires.

Par ailleurs, le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo a rappelé que le Fonds de promotion de l’industrie joue un rôle crucial dans le soutien aux initiatives de création d’emplois, à l’innovation technologique et à la modernisation du tissu industriel congolais. Le rétablissement de la liquidité du fonds était donc perçu comme un levier essentiel pour relancer les investissements et stimuler la croissance économique du pays.

Les premiers retours des acteurs économiques ont été recueillis lors de la réunion stratégique. Bien que certains débiteurs aient exprimé des inquiétudes quant à leur capacité à honorer leurs dettes dans les délais impartis, les autorités ont indiqué qu’une flexibilité serait offerte, notamment sous forme de plans de paiement échelonnés, afin de tenir compte des contraintes spécifiques de chaque cas.

En outre, la commission a annoncé la mise en place d’une cellule d’assistance juridique destinée à accompagner les débiteurs dans leurs démarches de régularisation. Cette mesure vise à réduire les obstacles administratifs et à faciliter la compréhension des obligations légales liées au recouvrement.

Le lancement de cette opération intervient dans un contexte économique où le Congo cherche à consolider ses finances publiques tout en soutenant le développement du secteur industriel. La récupération de ces créances représente une source de financement non négligeable pour les projets d’infrastructure, les programmes de formation technique et les initiatives d’innovation.

Enfin, la Première ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir la transparence et la rigueur tout au long du processus de recouvrement. Un rapport d’avancement sera publié périodiquement, permettant aux parties prenantes de suivre l’évolution des paiements et d’évaluer l’efficacité des mesures adoptées.