Le ministre des Mines dévoile le projet MIFOR : 15 à 20 milliards de tonnes de fer

Le ministre des Mines dévoile le projet MIFOR : 15 à 20 milliards de tonnes de fer

Le 12 janvier 2026, lors d’une séance du Conseil des ministres, le ministre des Mines a exposé le projet intitulé Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR). Cette présentation a permis d’annoncer les grandes lignes de la stratégie de mise en œuvre ainsi que les orientations de gouvernance qui encadreront ce chantier d’envergure nationale.

Le projet MIFOR ambitionne, pour la première fois à l’échelle industrielle, de structurer la valorisation du potentiel de minerai de fer présent dans la région de la Grande Orientale. Les études géologiques disponibles estiment que les réserves cumulées de fer se situent entre 15 et 20 milliards de tonnes, avec une teneur moyenne supérieure à 60 %. Ces chiffres placent le pays parmi les principaux détenteurs mondiaux de ressources ferrifères encore inexploitées à grande échelle.

Au-delà de l’extraction pure, MIFOR est conçu comme une architecture économique nationale. Le dispositif prévoit une transformation progressive du minerai brut en produits à plus forte valeur ajoutée, afin de créer des chaînes de valeur locales, de générer des emplois qualifiés et de renforcer la balance commerciale du pays. Cette approche vise à éviter le modèle d’exportation de matières premières non transformées, souvent critiqué pour son faible impact économique à long terme.

Les orientations de gouvernance présentées lors du conseil insistent sur la transparence et la participation des parties prenantes. Le cadre institutionnel prévu prévoit la création d’une agence dédiée à la supervision du projet, chargée de coordonner les acteurs publics, privés et les communautés locales. Cette agence devra également veiller au respect des normes environnementales et sociales, conformément aux engagements internationaux du pays en matière de développement durable.

Le projet MIFOR s’inscrit dans la continuité des politiques de diversification économique adoptées ces dernières années. En mobilisant un secteur minier à fort potentiel, le gouvernement entend réduire la dépendance aux exportations de produits de base et stimuler la montée en gamme industrielle. Les ressources estimées, combinées à une teneur élevée, offrent une base solide pour attirer des investissements étrangers, notamment dans les domaines de la métallurgie, de la sidérurgie et des technologies associées.

Les auteurs de la source, Évangeline Masukani, Daniel Musendela et Nathan Kivulani, soulignent que la réussite du projet dépendra de la capacité du pays à mettre en place une gouvernance efficace et à assurer une répartition équitable des bénéfices. Ils insistent également sur l’importance d’une planification à long terme, incluant la formation professionnelle et le développement d’infrastructures de transport et d’énergie.

En résumé, la présentation du projet MIFOR au Conseil des ministres a mis en lumière trois axes majeurs : la mise en valeur industrielle d’un gisement de 15 à 20 milliards de tonnes de fer à haute teneur, la création d’une architecture économique nationale fondée sur la transformation locale, et l’instauration d’un cadre de gouvernance transparent et inclusif. Le gouvernement a indiqué que les prochaines étapes consisteront à finaliser les études de faisabilité, à sécuriser les financements nécessaires et à lancer les premières phases d’exploitation d’ici les années à venir.