Le 28 juillet 2026, le Conseil des ministres du Royaume de Belgique a donné son aval à une garantie d’État destinée à soutenir le partenariat stratégique entre la Société du Terril de Lubumbashi (STL) et le groupe belge Umicore. Cette décision a été présentée par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) comme une validation concrète de sa politique de transformation locale des ressources minières, de transfert de technologies et de création de valeur sur le territoire national.
La RDC poursuit depuis plusieurs années une ambition claire : s’imposer comme un acteur majeur de la chaîne de valeur mondiale des minerais critiques, ces ressources indispensables aux technologies vertes et aux produits de haute technologie. Le partenariat STL‑Umicore s’inscrit dans cette vision en associant une entreprise congolaise spécialisée dans l’exploitation du terril de Lubumbashi à un acteur international reconnu pour son expertise dans le raffinage et la valorisation des métaux critiques.
Dans le communiqué officiel, Kinshasa a souligné que l’appui belge constituait un « signal fort » en faveur de la nouvelle orientation du secteur minier congolais. Le gouvernement congolais y voit la reconnaissance d’une politique visant à développer les capacités industrielles locales, à réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes et à favoriser l’émergence d’une filière de transformation sur le sol national.
Le partenariat prévoit notamment le transfert de technologies de pointe, la formation de personnel local et la mise en place d’infrastructures de traitement des minerais critiques. Ces actions visent à créer des emplois qualifiés, à stimuler l’économie régionale et à augmenter la part de valeur ajoutée capturée par le pays.
Umicore, entreprise belge cotée en bourse et spécialisée dans le recyclage et la production de matériaux à haute valeur ajoutée, apporte son savoir‑faire technique et son réseau de distribution international. La Société du Terril de Lubumbashi, quant à elle, met à disposition les gisements de minerais critiques exploités dans la région de Lubumbashi, riche en cobalt, lithium et autres métaux stratégiques.
La garantie d’État belge, approuvée par le Conseil des ministres, consiste en un engagement financier destiné à sécuriser les investissements nécessaires au lancement des installations de transformation et à couvrir une partie des risques liés au projet. Cette forme de soutien public‑privé illustre la volonté des deux pays de collaborer étroitement dans le domaine des minerais critiques, secteur jugé essentiel pour la transition énergétique mondiale.
Le gouvernement congolais a rappelé que la décision des autorités belges s’inscrivait dans le cadre d’une coopération plus large entre la Belgique et la RDC, notamment à travers des accords bilatéraux portant sur le développement durable, la formation professionnelle et la promotion de l’investissement étranger direct.
Cette garantie vient renforcer la confiance des investisseurs étrangers dans le climat d’affaires congolais, souvent perçu comme complexe en raison de défis sécuritaires et réglementaires. En affichant un soutien officiel, la Belgique contribue à rassurer les partenaires financiers et à encourager d’autres acteurs internationaux à s’engager dans des projets similaires.
Le partenariat STL‑Umicore représente également une réponse aux appels de la communauté internationale, qui insiste sur la nécessité de développer des chaînes d’approvisionnement responsables pour les minerais critiques. En favorisant la transformation locale, la RDC peut réduire les risques de conflits liés à l’exploitation minière et améliorer la traçabilité des produits finis.
Les autorités congolaises ont indiqué que le projet devrait générer, à moyen terme, plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, tout en stimulant les secteurs annexes tels que la logistique, la maintenance industrielle et la formation technique. Le transfert de technologies vise à doter les ingénieurs et techniciens congolais de compétences reconnues au niveau mondial.
En parallèle, le gouvernement a souligné que la garantie belge s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large de diversification économique, visant à réduire la dépendance du pays aux exportations de minerais bruts et à développer des industries à forte valeur ajoutée.
Le 28 juillet 2026, la présentation du partenariat à Kinshasa a été l’occasion pour le président du gouvernement congolais de réaffirmer la volonté du pays de jouer un rôle central dans la chaîne de valeur des minerais critiques, en s’appuyant sur des partenariats technologiques et financiers solides. La décision belge a été perçue comme un appui tangible à cette ambition.
En conclusion, la garantie d’État accordée par la Belgique au partenariat STL‑Umicore constitue une étape décisive pour la RDC, qui avance ainsi vers la concrétisation de sa vision d’une industrie minière locale, innovante et intégrée aux marchés mondiaux des métaux stratégiques.